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Auto-héberger son site WordPress sur NAS – part 1

Auto_Hebergement_site_web_wordpress

Vous souhaitez auto-héberger votre site, car vous possédez un NAS, voire une machine qui peut faire office de serveur ? Bonne idée. Mais il faut tout d’abord s’assurer que votre fournisseur d’accès à internet est bien en mesure de vous proposer une IP fixe. Ce n’est pas une obligation, mais ça facilitera quand même grandement l’installation. En outre, il faut que vous disposiez d’une connexion fibre. C’est mieux. Autre recommandation : avoir un NAS capable de tenir la charge, qui restera allumé 7/7/24.

Pour ma part, j’ai opté pour un Synology DS918+ que j’ai équipé de 16Go de RAM et j’ai choisi de revenir chez Free pour bénéficier d’une IP fixe avec forfait fibre.

Mais, au départ, quelle déconvenue ! L’IP fixe que m’a attribuée Free était une IP qui avait été blacklistée (en fait, bloquées sur certaines listes) au début des années 2000. En outre, elle présentait un autre inconvénient : c’était une IP dynamique convertie en IP fixe. Les sites de blocklist le signalaient.

Premier parcours du combattant. Ça commençait fort. J’ai dû aller sur les sites de blocklists, en particulier Spamhaus, le plus connu, pour demander à retirer mon IP des listes où elle figurait toujours, notamment parce que dans un premier temps, je souhaitais aussi créer mon propre serveur mail. Or, avec une adresse blacklistée, autant renoncer : les courriels sont souvent assimilés à des spams et finissent dans les indésirables de vos destinataires, quand Gmail, par exemple, accepte de les relayer…

Spamhaus_blocklist_IP

Après avoir désinstallé le serveur mail que j’avais configuré (et bien avant que Spamhaus repasse mon IP en vert, comme ci-dessus), je suis donc revenu à mon idée de départ : créer un site sous WordPress, en utilisant l’IP fixe que j’avais obtenu chez Free. J’avais donc déjà fait la configuration nécessaire dans l’interface de mon compte pour faire fonctionner mon serveur mail et j’avais, de ce fait, également choisi d’obtenir un reverse DNS, en plus de l’IP fixe. Désormais, comme cela fait plusieurs mois que j’expérimente avec succès cette configuration, je vous la conseille.

On se lance

Sur l’interface de Free en ligne, pas sur la box, direction rubrique Ma Freebox / Fonctionnalités avancées, on demande à bénéficier d’une IP fixe. Attendre le temps qu’il faut pour l’obtenir. Une fois fait, on retourne dans l’interface, même direction, pour personnaliser cette fois le reverse DNS, ce qui permet outre d’associer son nom de domaine à son IP fixe, mais aussi de se donner la possibilité, si on le souhaite, de créer un serveur mail. « L’absence de Reverse DNS peut être considéré comme une erreur et peut entrainer le refus d’accès à certains services. Exemple : dans le cadre d’utilisation d’un serveur mail, si l’e-mail est envoyé depuis un serveur ayant une adresse IP sans résolution DNS appropriée, il a de grandes chances d’être refusé par le serveur de réception », explique OVH (mon registraire) sur son site.

Free dissuade ses clients, ou du moins les avertit, avant de se lancer dans la création de leur reverse DNS. « Si vous ne comptez pas accéder à distance à votre machine et que vous n’avez pas de connaissances concernant la mise en place de serveurs Internet, cette option ne vous sera pas utile« , prévient le fournisseur d’accès sur l’interface de votre compte.

Cette opération, nécessaire pour qu’un site ait une domiciliation (à l’identique d’une adresse postale), est cependant sans risque. Contrairement à ce qui se dit sur quelques forums de discussions, l’opération est réversible. La preuve par l’image :

Reverse_DNS_Free

Pour créer votre reverse DNS, choisissez le préfixe de votre choix. Pour ma part, j’ai retenu « machine », mais n’importe quel préfixe fera l’affaire.

Sachez que Free n’assure pas le support du reverse DNS en cas de souci. À vous de vous débrouiller.

Une fois que vous avez votre IP fixe et votre reverse DNS, direction votre registraire,C’est l’autre étape indispensable : c’est chez lui, sur l’interface de votre compte, que vous ferez pointer votre nom de domaine vers votre IP fixe.

Dernier point : si vous souhaitez créer un serveur mail, débloquez le protocole SMPT sortant dans l’interface en ligne de Free / rubrique Fonctionnalités avancées, en choisissant « non ». Cela aura pour effet de débloquer le port 25 (port de base des serveurs SMPT) que les FAI, pour une partie d’entre eux, empêchent d’utiliser. Ce n’est pas le cas de Free qui permet ainsi de l’activer manuellement. Nous sommes désormais prêts à passer à la deuxième étape.

CNAME, j’écris ton nom

Là, on s’attaque à un autre registre qui exige de savoir, a minima, ce qu’est un enregistrement CNAME, MX, etc. Ces enregistrements permettent en effet, et à leur tour, de faire le lien entre votre nom de domaine et votre IP fixe qui servira à router le trafic vers votre serveur, celui qui va héberger votre site internet.

Mais, tout d’abord, nous allons expliquer ce que signifient quelques-uns de ces noms exotiques et bizarroïdes que l’on découvre:

  • A : cet enregistrement a pour but de faire pointer votre nom de domaine vers votre adresse IP fixe en iPv4
  • AAAA : idem mais pour l’IPv6
  • NS : Cet enregistrement relie ensemble l’adresse IP de votre nom de domaine avec les sous-domaines de votre domaine (www.XXXX.com avec XXXX.com)
  • CNAME :Ce type d’enregistrement permet de faire un alias vers une zone de votre domaine ou un domaine externe
  • MX : Ce type d’enregistrement permet de spécifier le serveur de mail qui se chargera de votre domaine
  • SPF : Le SPF (Sender Policy Framework) permet au serveur de réception mail de s’assurer que l’email a bien été envoyé par un serveur qui en a le droit

Chez votre registraire, allez sur la page d’administration de votre nom de domaine. Sur l’onglet zone DNS, vous devrez créer de nouveaux fichiers.

Zone A

Création d’une zone A avec nom de domaine qui pointe vers votre IP fixe. Ne pas oublier de mettre un point après fr ou com. Enregistrez.

Création d’une zone A avec votre reverse DNS qui pointe vers votre IP fixe. Même remarque qu’au-dessus pour le point. Enregistrez.

Même opération pour l’IPv6 si vous souhaitez faire pointer votre nom de domaine vers votre IPv6. Enregistrez.

CNAME

Création d’un alias www.votrenomdedomaine.com vers votre nomdedomaine.com Enregistrez.

Création de l’adresse ftp.votrenomdedomaine.com qui pointe vers votre nomdedomaine.com Enregistrez.

Les fichiers autoconfig et autodiscover vont eux aussi pointer vers votre nomdedomaine.com

OVH_CNAME

SFP

Création d’un champ « include » qui pointe vers le serveur SMTP de votre FAI puisque vous n’utilisez pas celui de votre registraire. Pour ma part : include :SMTP.free.fr Enregistrez.

Ne changez rien d’autre et attendez ensuite que votre nouvelle configuration soit prise en compte et se propage sur le réseau internet. Cela prend au maximum 24h. Si tout se passe bien, aucune erreur ne sera affichée dans votre zone DNS. Si des erreurs s’affichent, réinstallez la configuration par défaut de votre registraire et toutes vos modifications seront effacées. En outre, changez de tuto : c’est que le mien vous aura fait perdre du temps (je plaisante !)

Nous en avons terminé pour cette première partie. La suivante se déroulera sur votre NAS Synology et sur votre Freebox qui vous servira de routeur.

 

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